MametasThey know the Riviera.

PARLEZ UN PEU NIÇOIS

Le petit lexique

On ne va pas traduire à chaque fois, pichoun. Alors autant prendre cinq minutes maintenant : les mots de nos pages, ceux du menu, ceux de la rue.

Les mots qu’on glisse dans nos pages

Ceux que vous croiserez sur Mametas. Les autres suivent plus bas : ceux du menu, ceux de la rue, ceux des plaques.

Mèfi : attention

Attention. Le mot à connaître avant tous les autres.

Pichoun

Le petit. Affectueux. La plupart du temps.

Cagade

La belle connerie évitable. Exactement le genre de chose que ce site essaie de vous épargner.

Dégun

Personne. « Y a dégun » : il n’y a personne. Situation rare sur la Côte d’Azur en août.

Ficanas

Les commères, ceux qui se mêlent de tout. Une compétence locale qui, bien utilisée, produit d’excellentes recommandations.

Empégué

Quelqu’un qui a l’air à côté de ses pompes. Notamment au volant.

Hu !

Oh là là ! Waouh ! Le cri devant quelque chose de grandiose ou d’inattendu. Dans le parler populaire, il sert aussi à taquiner celui qui vient de faire une petite cagade ou de se faire avoir. Sur Mametas, c’est souvent vous.

Issa

Allez ! En avant ! Le cri d’encouragement niçois, celui de « Issa Nissa ! ». À dire avant une montée d’escaliers dans le Vieux-Nice.

Calu

Fou, cinglé. « Comme un calu » : comme un fou. Dit d’une idée, c’est le verdict qui clôt la discussion.

Ratchou

Radin, pingre. Faire le ratchou : chipoter sur chaque euro. Sur la Côte d’Azur, un sport qui demande de l’entraînement.

À table : les mots du menu

À Nice, le menu parle encore nissart. Le label Cuisine Nissarde, affiché en vitrine, signale les adresses qui respectent les recettes traditionnelles.

SoccaGalette fine de farine de pois chiches, cuite au feu de bois, poivrée, mangée brûlante avec les doigts. Dites « SO-ca ».
PissaladièreTarte aux oignons fondus, anchois et olives. Son nom vient du pissalat, la purée d’anchois salés.
Pan bagnatLe « pain mouillé » : un pain rond imbibé d’huile d’olive, garni de thon et de crudités. Dites « pan ban-YA », jamais « pain bagnat ».
Tourta de bleaLa tourte de blettes, souvent sucrée, avec pignons et raisins secs. Oui, au dessert.
TrouchiaL’omelette plate aux blettes. Les blettes, à Nice, vont partout.
EstocaficadaRagoût d’estocafic, le poisson séché, cuit à la tomate avec pommes de terre et olives. Plat d’hiver, goût franc.
PoutineLes alevins pêchés quelques semaines en hiver, souvent en omelette. Rien à voir avec le plat québécois.
PanisseBâtonnets frits de farine de pois chiches. Cousine de la socca, partagée avec Marseille.
GansesPetits beignets frits du Carnaval, poudrés de sucre.
MesclunLe mélange de jeunes salades, du provençal mesclar, « mélanger ».
BarbajuanBeignet farci de blettes et de ricotta. Plutôt monégasque que niçois : c’est surtout à Monaco qu’on le croise.

Dans la rue

Ce qu’on entend au marché, au comptoir ou sur un banc de la Promenade.

AdieuBonjour… et au revoir. Ne vous vexez pas si on vous accueille avec.
BouònjourBonjour en nissart. Pour repartir : a si reveire.
FadaUn peu fou. « C’est un fada » se dit souvent avec tendresse.
Boulègue !Bouge-toi ! Du verbe bouléguer, remuer.
Zou !Allez, on y va. L’équivalent local de « hop ».
CagnardLe plein soleil qui tape. « En plein cagnard » : à éviter l’été vers 14 h.
EnsuquéAssommé, abruti, souvent par la chaleur. Voir cagnard.

Sur les plaques et dans la ville

Dans le Vieux-Nice, les plaques de rue parlent aussi nissart. De quoi les lire.

Nissa la bella« Nice la belle », l’hymne officieux de la ville, signé Menica Rondelly. Nissa, c’est Nice.
BabazoukLe surnom du Vieux-Nice. Son vrai nom nissart : la Vielha Vila, la vieille ville.
Carriera, plaçaLa rue et la place. Vous les lirez sous les noms français.
GravaLa plage, de galets évidemment.
PounchuLe pointu, la barque de pêche traditionnelle aux couleurs vives.
MercatLe marché. Celui du cours Saleya ferme le lundi, place à la brocante.
LA RÈGLE

Ne forcez pas l’accent. Dégun ne vous a demandé ça.